Chemin de Compostelle à Ste-Juliette
Chemin de Compostelle à Ste-Juliette

 

 

Les chemins de Sainte-Juliette

Cliquez sur les images ci-dessus et sur le lien suivant  Ste Juliette sentiers_randonnee_15_09_2010

Les voies Jacquaires

Plusieurs sites décrivent les quatre voies françaises menant à St Jacques de Compostelle, tous sont excellents.
Ce qui suit n’est donc qu’un aperçu de ces chemins et un avis personnel sur les motivations des pèlerins randonneurs.
Le guide du pèlerin datant du début du XIIe siècle précise qu’il existe quatre chemins qui mènent à St Jacques de Compostelle :

  • Le premier, la “via tolosana” prend naissance à ARLES, traverse Montpellier et Toulouse pour arriver en Espagne par le col de Somport.
  • Le second chemin est la “via podiensis” qui part du Puy en Velay, (un GR est présent sur le tracé Genève – Le Puy), traverse Conques, Moissac et rejoint l’Espagne par St Jean pied de Port. C’est le chemin le plus usité.
  • Le troisième chemin part de Vézelay, il s’agit de la voie “Kemovinencis”(un chemin partant de Namur, en Belgique, permet d’accéder à Vézelay). Cette voie traverse Chateauroux, Périgueux et rejoint le GR 65 soit à La Romieu-Beaumont, soit à Ostabat.
  • Le quatrième chemin, la “via turonensis” démarre de Paris, traverse Chartres,Orléans, Tours, St Jean d’Angelis, Saintes et Bordeaux pour rejoindre à son tour les deux autres chemins précités peu avant la frontière Espagnole.

carte-st-jacques-compostelle

Ste Juliette cheminLes écrits ne mentionnent que quelques étapes et il semble évident que le tracé actuel doit être très différent du chemin de l’époque. Les pèlerins ne devaient être guidés dans leurs haltes que par la présence des églises et lieux saints, les capacités d’accueil, de restauration et de soins.
Outre les brigands de grands chemins, ils devaient avoir une attention toute particulière à leur orientation et les erreurs de parcours devaient être très fréquentes; ce qui devait les rallonger d’autant (Au passage, un grand merci à tous les bénévoles qui nous guide avec ces incontournables petites traces blanches et rouges disséminées tout au long du chemin et qui deviennent nos repères au fil des kilomètres).

Malgré que les écrits laissent entendre qu’il s’agissait d’excellents marcheurs, l’équipement, notamment les chaussures, devait transformer leur pèlerinage en véritable calvaire au bout de quelques jours.
Comparés à cette époque, nos pèlerinages actuels sur le chemin de St Jacques doivent ressembler à des promenades champêtres où toute notion d’insécurité a quasiment disparue et où les gîtes leurs apparaîtraient comme des oasis d’opulence et de confort.
Les motivations de ces pèlerins devaient être multiples et diversifiées, mais les principales raisons devaient être le miracle de la guérison et la rédemption.